de la
Société Française de Gestalt
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adoptée lors de l’Assemblée Générale du 13 mars 2009
Cette charte a été adoptée de façon expérimentale pour les 2 ans à venir. Un groupe de travail va synthétiser tous les retours la concernant. Vos remarques sont à transmettre au Secrétariat Général de la SFG : sfg@sfg-gestalt.com
Preambule
La Gestalt-thérapie cherche à développer chez les thérapisants/clients, entre autres dimensions, leur capacité à l'autonomie dans leur vie et à la prise de responsabilité dans les interactions avec l'environnement, l'autre.
Bien que propre à la Société Française de Gestalt (SFG), cette Charte Déontologique des Gestalt-thérapeutes, membres de la SFG, est publique. Elle définit des principes généraux et établit des normes de conduite professionnelle des Gestalt-thérapeutes, membres de la SFG, dans l'objectif d'informer le public qui recherche leurs services. Elle a pour intention de protéger les thérapisants/clients et les Gestalt-thérapeutes.
Cette Charte est compatible avec le code de déontologie (version 2003) de l'Association Européenne de Gestalt-thérapie (EAGT) qui a servi de base à sa conception.
Cette Charte est divisée en trois parties :
- A - Les valeurs et les principes constituant le droit inaliénable de chaque individu ;
- B - Un guide de bonnes pratiques professionnelles pour protéger ce droit.
- C - Application de la charte
Formation professionnelle
Le Gestalt-thérapeute a une formation professionnelle de base importante, théorique et pratique, apte à créer une compétence de praticien.
Il est passé lui-même par un processus psychothérapique approfondi. Cette démarche personnelle est distincte de sa formation, bien qu'elle y participe fondamentalement.
De plus, dans le cadre de son exercice, il s’engage à une formation permanente dans son propre champ et dans les domaines voisins. Il a la responsabilité de poursuivre son développement professionnel et personnel au travers : de supervisions régulières avec un professionnel qualifié, de formations complémentaires, et de thérapie personnelle lorsque nécessaire.
A. - Principes Éthiques
A.1. - Affirmation de l’égalité entre chaque individu.
A.2. - Respect de la singularité et de la dignité de chacun.
A.3. - Acceptation des différences de race, origine, identité ou préférences sexuelles, handicap, âge, religion, langue, statut socioéconomique et besoin de spiritualité.
A.4. - Reconnaissance de l’importance de l’autonomie de l’individu dans le contexte des relations interpersonnelles.
B. – Code de bonnes pratiques professionnelles
(principes déontologiques)
B.I. - Compétence et responsabilité
B.I-1. - Lors des entretiens préliminaires avec les personnes qui viennent le consulter, le Gestalt-thérapeute est clair et honnête quant aux informations données concernant sa compétence et son expérience. Il précise les spécificités et différences entre la Gestalt-thérapie et d'autres approches (autres thérapies, la médecine,…).
B.I-2. - Même si le Gestalt-thérapeute a une formation professionnelle théorique et pratique, approfondie et continue, il est néanmoins attentif aux limites de sa compétence. Il n'accepte que des thérapisants/clients adaptés à sa formation, à sa compétence et à sa modalité de supervision. Dans le doute, il consulte en supervision avant tout engagement.
B.I-3. - Si, en cours de thérapie, le Gestalt-thérapeute découvre les limites de sa compétence, la consultation d'un superviseur est indispensable. Après ce processus de supervision et de réflexion, il peut s'avérer plus approprié d'adresser ce thérapisant/client à un collègue ou d'établir une collaboration avec un autre spécialiste. En certaines circonstances cliniquement étayées, il fait appel à des services proposant des compétences complémentaires (médicales, psychiatriques, sociales, etc.).
B.I-4. - En cas de crise personnelle, d'épuisement professionnel, de maladie grave ou de difficultés à garder les frontières de l’intimité ou de la séduction, le Gestalt-thérapeute doit recourir à la supervision, pour évaluer l’opportunité de poursuivre, suspendre ou interrompre l’exercice de son activité professionnelle, et, si nécessaire, de reprendre une thérapie personnelle.
B.I-5. - Le Gestalt-thérapeute prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des thérapisants/clients dans l'espace où se déroule la thérapie. Le Gestalt-thérapeute ou l’institution pour laquelle il travaille, est tenu de contracter une assurance professionnelle.
B.II. - La relation thérapisant/client - thérapeute
B.II-1. - La relation thérapisant/client - thérapeute est une relation professionnelle centrée sur le respect et la protection du thérapisant/client.
B.II-2. - Le Gestalt-thérapeute est conscient de l’importance de la relation, du pouvoir, de l’influence et de la dépendance inhérents à la situation psychothérapique. En conséquence, il s'interdit tout abus de pouvoir et d'influence : il s'interdit d'abuser ou/et d’exploiter le thérapisant/client financièrement, sexuellement, émotionnellement, politiquement, idéologiquement, dans son propre intérêt (pour ses propres besoins), ou dans l’intérêt de toute autre personne ou institution.
B.II-3. - Le contact physique pendant le processus thérapeutique est exclusivement mis en oeuvre dans l’intérêt thérapeutique du thérapisant/client. Pour toute intervention d’ordre physique ayant valeur thérapeutique, le consentement préalable du thérapisant/client est primordial.
B.II-4. – Le Gestalt-thérapeute reconnaît qu’un autre type de relation parallèle à la relation psychothérapique altère le processus thérapeutique.
B.II-4.1. – Le Gestalt-thérapeute reconnaît qu'il ne peut pas y avoir de suivi psychothérapique avec une personne qui serait trop proche de son environnement soit par parenté, soit géographiquement ou soit par lien affectif.
B.II-4.2. – Dans le cadre d'une demande de psychothérapie individuelle, le Gestalt-thérapeute, avant de s'engager, est attentif aux relations qui peuvent exister entre la personne qui vient le consulter et des personnes de sa clientèle ; il reconnaît la très grande difficulté voire l'impossibilité d'un suivi psychothérapique individuel optimal avec deux ou plusieurs thérapisants/clients qui seraient dans la vie des conjoints, partenaires, amis ou parents proches, employeurs et employés, collègues/amis de travail au quotidien, colocataires, … ; la perturbation du travail thérapeutique concerne autant le Gestalt-thérapeute que les thérapisants/clients. Quand l'existence de ces situations est découverte en cours de thérapie : voir B.II-5.
B.II-4.3. – Dans le cas où une relation du Gestalt-thérapeute (collègues, amis, parents, voisins, anciens clients, …) adresse un client en relation avec cet "intermédiaire", chaque situation est à examiner en prenant soin de vérifier la nature et l'intensité du lien entre le Gestalt-thérapeute et l'intermédiaire d'une part, et, l'intermédiaire et le client demandeur d'autre part, ainsi que la compatibilité de ces relations avec le suivi d'un processus psychothérapique. S'il y a doute, la consultation d'un superviseur est recommandée. En cas de compatibilité, il est impératif de nommer que la règle de confidentialité sera strictement respectée par le Gestalt-thérapeute vis à vis de la relation commune qui a fait intermédiaire et aussi par le thérapisant/client pour que les conditions optimales de réussite soient réunies.
B.II-5. - Au cours de la psychothérapie, le Gestalt-thérapeute est attentif aux relations et engagements externes qui peuvent entrer en conflit avec les intérêts du thérapisant/client. Lorsqu'il en a connaissance, il est de la responsabilité du Gestalt-thérapeute d’en faire état en séance, de mettre au travail les problèmes engendrés et de prendre toute mesure adéquate.
B.III. - Contrat entre Gestalt-thérapeute et thérapisant/client
B.III-1. - Tout contrat, écrit ou verbal, entre le Gestalt-thérapeute et son thérapisant/client constitue un engagement.
B.III-2. - Jamais tenu de s'engager dans un processus de soins psychothérapiques, le Gestalt-thérapeute, une fois engagé, se donne les moyens d'assurer à son thérapisant/client, les meilleurs soins dans la continuité, même s'il n'est pas tenu à une obligation de résultat.
B.III-3. - Il attire l'attention du thérapisant/client sur sa part de responsabilité dans le déroulement du processus thérapeutique, sa nécessité d'une coopération active et permanente à ce dernier pour la réussite de ce travail ; il invite également son thérapisant/client à s'entourer de toutes les garanties médicales nécessaires à son état.
B.III-4. - Le Gestalt-thérapeute est responsable du respect du contrat psychothérapique qu'il instaure de manière explicite en ce qui concerne la règle de non-violence sur les personnes et les biens, le montant des honoraires, les modalités de paiement, le lieu de la thérapie, la durée des entretiens, les interruptions ou annulations de séances par le client ou par le thérapeute (Exemples d’interruptions : vacances, engagements professionnels, maladie, etc.).
B.III-5. - Le Gestalt-thérapeute reconnaît la nécessité de mettre en place une forme explicite et concrète de paiement des entretiens ; ce paiement étant une manifestation claire que cette relation s'inscrit sans ambiguïté comme une relation professionnelle. De plus, il peut permettre au thérapisant/client d'être quitte ainsi de toute autre manifestation de reconnaissance.
B.III-6. - La durée de la thérapie, l'orientation d’un thérapisant/client vers un collègue, la fin de la thérapie doivent être abordées et travaillées avec le thérapisant/client, et un accord mutuel est recherché.
B.III-7. - Tout changement dans les conditions initialement établies implique une renégociation du contrat.
B.IV. – Secret professionnel - Anonymat - Confidentialité
B.IV-1. - Le Gestalt-thérapeute prend toutes les précautions nécessaires pour préserver l'anonymat des personnes qui le consultent ou l'ont consulté. Il ne fournit pas d'attestation demandées par des tiers. Il fait respecter ce principe par le personnel dont il peut être entouré.
B.IV-2. - Tout ce que le Gestalt-thérapeute voit, entend ou comprend au cours de ses échanges avec le thérapisant/client est considéré comme confidentiel et couvert par le secret professionnel, sous réserve de la clause B.V ci-dessous.
B.IV-3. – A la demande expresse du thérapisant/client (personne, couple, famille, étudiant en formation, …), le Gestalt-thérapeute peut fournir une attestation sur sa venue en thérapie et la durée de celle-ci (date à date). Il sera attentif à l'ajout de toute autre information qui pourrait rompre le secret professionnel.
B.IV-4. - Le Gestalt-thérapeute veille à éviter la diffusion d'informations identifiables dans divers réseaux qui peuvent se chevaucher comme la supervision, la formation, etc.
B.IV-5. - En séance collective, les principes et règles de ce code, entre autres l'énoncé du contrat (B.III) et des règles de confidentialité, s'appliquent à l'identique.
B.IV-6. - Dans le cadre d'un travail de groupe de thérapie, de formation ou de supervision, la confidentialité est partagée. Le gestalt-thérapeute, le formateur ou superviseur doivent en énoncer clairement la règle et la faire respecter. De plus, le Gestalt-thérapeute prescrit aux membres du groupe, le respect de l'anonymat des participants et une stricte confidentialité sur les échanges qu'ils ont à connaître au cours de la session.
B.IV-7. - Dans un processus de co-thérapie, les thérapeutes devront explicitement informer le thérapisant/client du fait qu’ils échangent mutuellement des informations à son propos.
B.IV-8. - Lorsque la thérapie fait partie d’un processus plus large : travail au sein d’un hôpital, dans un organisme, travail d’équipe avec d’autres intervenants, travail avec des mineurs, etc., le Gestalt-thérapeute protège la confidentialité et l’autonomie du thérapisant/client. Dans ce contexte, le Gestalt-thérapeute précise dès le départ, les caractéristiques du contrat avec son thérapisant/client et avec les autres professionnels impliqués, et ne contacte un tiers qu’après accord du thérapisant/client (sauf en cas d'urgence : B.V).
B.IV-9. - Le Gestalt-thérapeute s’assure que toute séance ne peut être entendue, enregistrée ou observée par quiconque, sans l’accord préalable du thérapisant/client. Tout enregistrement de séance (audio, vidéo, …), photo ou observation de la thérapie doit être discuté et faire l'objet d'un contrat écrit en fixant les modalités, avec le thérapisant/client ou son représentant légal.
B.IV-10. - Lorsque le Gestalt-thérapeute désire utiliser des informations concernant un client à l’occasion de la présentation d’études de cas, d’une conférence ou publication, il doit préserver l’anonymat du thérapisant/client (nom, lieu, éléments spécifiques) afin que celui-ci ne puisse être identifié.
B.V. - Circonstances exceptionnelles
B.V-1. - Il peut y avoir des circonstances où le Gestalt-thérapeute a besoin de prendre des mesures pour protéger le thérapisant/client ou son environnement lorsque le thérapisant/client représente un danger pour lui-même ou pour les autres. Dans l'incertitude, le Gestalt-thérapeute consulte en supervision.
B.V-2. - Lorsqu'il décide de prendre ces mesures et que c'est possible, le thérapisant/client est informé du changement dans les règles de confidentialité, sauf en cas d'urgence.
B.V-3. - En cas de changement des règles de confidentialité, cette dérogation sera strictement limitée au nécessaire (contenu et durée). Le principe de la confidentialité sera rétabli dès que les circonstances le permettront.
B.V-4. - Lorsque le thérapisant/client est mineur, le Gestalt-thérapeute se doit d'appliquer les obligations légales en vigueur dans le pays où il pratique, d’information des services de protection des mineurs en cas d’abus ou de mauvais traitements révélés par le mineur ou un tiers.
B.VI. - Responsabilité et bonnes pratiques entre collègues
B.VI-1. - Le Gestalt-thérapeute entretient avec ses collègues des relations confraternelles de respect, d’honnêteté et de bonne foi.
B.VI-2. - Dans le processus de recherche d'un thérapeute, le Gestalt-thérapeute respecte et facilite le libre choix de la personne qui consulte. Il ne fait pas de rétention d’information sur les autres possibilités d'accompagnement et de traitement existantes chez d’autres collègues ou institutions. Il s’abstient de toute critique sur le travail de ses collègues, sur leurs modèles de référence théoriques et sur leur travail.
B.VI-3. - Le Gestalt-thérapeute n'accepte pas d'avantages financiers ou personnels pour avoir adressé un thérapisant/client à un autre collègue ou à une institution.
B.VI-4. - Le Gestalt-thérapeute n’accepte pas de travailler avec un thérapisant/client si un autre collègue est déjà engagé avec lui dans un même cadre thérapeutique. En cas de doute, il prend contact avec le collègue, après accord du thérapisant/client. Dans le cas d'une consultation en vue de changer de thérapeute, il facilitera l'analyse des raisons de ce changement.
B.VI-5. - Le Gestalt-thérapeute rend compte de son travail à ses collègues, employeurs ou employés, en respectant la confidentialité et l’autonomie du thérapisant/client.
B.VI-6. - Si un Gestalt-thérapeute constate que la pratique professionnelle d’un collègue est de nature à nuire à la réputation de la profession, il est de son devoir d’interpeller directement ce collègue ou/et son association professionnelle.
B.VI-7. - La recherche et la publication, considérées comme moyens d’approfondissement et de développement professionnels, sont encouragées. Le Gestalt-thérapeute est ouvert à tout travail de recherche dans son domaine et communique ses propres travaux à la communauté professionnelle.
B.VII. – Information - Publicité - Présentation sociale
B.VII-1. - Le Gestalt-thérapeute respecte la réglementation nationale en ce qui concerne sa plaque, ses informations dans les journaux, dans les annuaires et sur internet.
B.VII-2. - Pour toute publicité ou information du public sur son activité, le Gestalt-thérapeute se limite à la description du service proposé et à sa qualification.
B.VII-3. - Il n'inclut pas de témoignage, de comparaison, et n’évoque en aucune manière l’efficacité supérieure du service proposé par rapport à d’autres collègues, d’autres écoles de thérapie ou d’autres organismes. Il n'utilise pas ses thérapisants/clients à des fins publicitaires pas plus que les nom et titres d'un Gestalt-thérapeute de référence sans son autorisation expresse par un accord écrit préalable.
B.VII-4. - Le Gestalt-thérapeute est conscient de la dimension politique et sociale de son travail.
B.VII-5. - Il prend garde aux conséquences directes ou indirectes de ses propos et, entre autres, à l'utilisation qui pourrait en être faite par des tiers. Lors d'interventions publiques (manifestations, conférences, interviews par les médias, articles, publications, documents pédagogiques, …), le Gestalt-thérapeute a une attitude de réserve, il s'abstient de tout propos et de toute action qui porteraient atteinte à la profession de Gestalt-thérapeute et à la Gestalt-thérapie.
B.VIII. - Relation Formateur – Étudiant & Superviseurs - Supervisés
B.VIII-1. - Les principes éthiques et déontologiques réglementant la relation thérapisant/client – Gestalt-thérapeute et le rôle du Gestalt-thérapeute dans la société s’appliquent aussi aux relations entre formateurs et étudiants ainsi qu’aux relations entre superviseurs et supervisés. (voir les clauses B.I, B.II, B.III, B.IV ci-dessus).
B.VIII-2. - Les formateurs donnent aux étudiants des informations sur l'ensemble des développements cliniques et théoriques de la Gestalt-thérapie, et sur le statut légal et économique du titre de Gestalt-thérapeute. Les opinions personnelles des formateurs sont annoncées comme telles.
B.VIII-3. - Les formateurs à la Gestalt-thérapie vérifient les qualifications, les attentes et les aptitudes des candidats et leur fournissent des informations complètes sur le cursus, la validation et le coût des formations.
B.VIII-4. - Les relations entre formateurs et étudiants sont claires et transparentes. Les formateurs n’utilisent pas la relation à leur propre avantage. Ils sont particulièrement attentifs aux dimensions de dépendance, d'idéalisation et de contrôle liées à cette relation.
B.VIII-5. - Le gestalt-thérapeute est vigilant à la superposition des fonctions de thérapeute, superviseur et formateur. La situation de superposition peut altérer son jugement professionnel. La séparation des fonctions doit être recherchée.
B.VIII-6. - Dans le cadre de la formation, le gestalt-thérapeute/formateur s'abstient d'évaluer celui qui a été aussi son thérapisant/client.
B.IX. - Relation entre Gestalt-thérapeute et anciens thérapisants/clients ou/et étudiants
Le Gestalt-thérapeute demeure pleinement responsable des relations qu'il entretient avec ses anciens clients ou/et étudiants. Il doit prendre en compte l’asymétrie de la relation qu’il a entretenue précédemment durant le contrat thérapeutique ou d'enseignement.
B.X. - Poursuites et condamnations
B.X-1. - Tout Gestalt-thérapeute, membre de la SFG, qui a fait l'objet d'une condamnation en Justice résultant d'une poursuite par un thérapisant/client, doit en informer le Président de la SFG (adresse du Secrétariat Général). Il est tenu à la même obligation en cas de condamnation pour un délit ou un crime quel qu'en soit le motif.
B.X-2. - Si un membre de la SFG a fait l'objet d'une sanction pour non respect de la déontologie de la part d'un autre organisme lié à la psychothérapie ou apparenté, il est tenu d'en informer le Président de la SFG.
C. – Application de la Charte
C.I. - Respect et application de la charte - Indépendance professionnelle
C.I-1. - Les Gestalt-thérapeutes sont responsables de l'observation des principes de cette Charte et se doivent de l'utiliser comme base d'une pratique professionnelle intègre plutôt que comme un ensemble d'exigences minimales.
C.I-2. - Le Gestalt-thérapeute ne doit pas accepter des conditions de travail qui portent atteinte à son indépendance professionnelle et, notamment, qui l'empêchent d'appliquer les principes déontologiques énoncés dans le code ci-après.
C.I-3. - Le fait d'appartenir à des structures sociales ou associatives dispensant soin ou formation, ne doit pas porter atteinte à l'application de cette Charte.
C.I-4. - S'il est amené à se faire assister par du personnel, le Gestalt-thérapeute est tenu de lui faire respecter la présente Charte. Il en est le garant.
C.I-5. - En cas de conflit éthique, le Gestalt-thérapeute peut s’adresser à son superviseur ou/et à la SFG.
C.II. - Procédure d'interpellation et de plainte
C.II-1. - En cas de questionnements ou de constat concernant apparemment un manquement d'un de nos membres à cette charte, toute personne peut interpeller la SFG.
C.II-2. - Les plaintes, accusations, signalements, informations ou questions sont à adresser au Président, sous deux enveloppes superposées : une adressée au Secrétariat de la SFG dans laquelle une autre enveloppe, fermée et adressée au Président de la SFG, contiendra le courrier explicatif et les documents jugés utiles.
C.II-3. - Les plaintes devront être déposées au plus près de la date des faits ; au delà de 5 ans, elles ne pourront pas être retenues sauf dans les cas d'abus (pouvoir, influence) avéré (art. B.II-2 de la Charte) où le délai est repoussé à 10 ans. Un accusé de réception sera adressé à la personne demanderesse.
C.II-4. - Toute demande sera prise en compte et examinée selon la procédure prévue dans nos Statuts et Règlement Intérieur consultables sur notre site www.sfg-gestalt.com.
C.II-5. - Après étude de la recevabilité de la saisine et selon les informations en sa possession, le Président peut décider de mettre en place une Commission de Déontologie, de demander la réunion de la Commission de Médiation ou de provoquer une réunion de Bureaupour examiner la situationprésentée.
C.II-6. - La personne demanderesse sera tenue informée de la procédure mise en place par la SFG.
C.II-7. - Cette procédure interne à la SFG, ne se substitue pas à une démarche judiciaire que les faits pourraient permettre d'envisager voire d'engager par le plaignant.